L’empire Kodak,au bout du rouleau

L’empire Kodak serait à deux doigts de la faillite. C’est ce qu’annonçait le Wall Street journal mercredi dernier. L’action du géant de la photo à chuté de 28% pour atteindre un plancher jamais égalé auparavant de 0.47$ par action mercredi et 0.44$ jeudi. Employant encore plus de19 000 personnes, Kodak pourrait déclarer faillite dès février. Il faut dire qu’aucun profit n’a été réalisé depuis 2008. Kodak semble ne jamais avoir emboîté le pas en photo numérique, délaissant lentement sa place de leader à d’autres entreprises. Ce qui est plutôt ironique car c’est Kodak qui a lancé le tout premier appareil numérique en 1975.

Donc, amateurs de pellicules, sautez sur le Tri-X et le Portra, mon petit doigt me dit qu’ils disparaîtront bientôt…

Hommage à un grand disparu

«Untitled» par Michael S. Yamashita pour National Geographic

Il y a de cela un an (décembre 2010), la dernière bobine de film Kodachrome fut développée dans les laboratoires de Dwayne’s Photo Service dans la ville de Parsons au Kansas. Ce petit billet se veut un hommage, une ode à ce grand disparu.

D’abord mis en vente pour le cinéma dans les années 1930, il conquit le coeur des photographes dès l’année suivante. Véritable porte étendard de la photographie du 20ième siècle, il s’est éteint peu de  temps après que le procédé argentique eût tendit le flambeau à la photographie numérique. Ils sont morts ensemble, dans les bras l’un de l’autre, au grand désarroi de plusieurs. Lire la suite

La quoi? Photozogarpie? Non, connais pas! Partie 2

Bon. La dernière fois que nous nous sommes parlé nous étions aux alentours de 1839 avec le Daguerréotype et ses portraits de 30 minutes. Vous vous imaginez que bien de l’eau à coulée sous les ponts entre ce prototype et le fabuleux Nikon D3X. Nous voici donc en 1841, l’engouement pour la photographie grandit de jour en jour et les gens aimeraient bien avoir plusieurs exemplaires de leur portraits, chose qui est encore impossible à l’époque. Si nous voulions  distribuer des portraits de nous à la Noël, nous devions faire autant de séances photos! à 30 minutes du portrait, nous devions être vraiment patients! C’est ici qu’entre en jeu William Henry Fox Talbot, inventeur d’un appareil nommé le Calotype. Le temps de pause est drastiquement réduit et, magie, l’image est conservée en négatif et peut être tirée en autant d’exemplaire que souhaité! Le procédé est encore bien complexe par contre:Une feuille de papier est trempé dans un mélange de Nitrate d’argent, quand elle est bien sèche, elle est plongée dans un bain d’iodure de potassium, cette feuille doit ensuite être lavée et séchée. Elle doit ensuite être enduite d’acide gallique pour activer sa propriété photosensible. Une fois l’acide gallique bien en place, la feuille est introduite dans l’appareil. Ne reste plus qu’à lui présenter un peu de lumière pour créer ces images tant convoitées! Lire la suite